les tendresses jamais données, les fous rires jamais partagés, les compliments jamais formulés,
tout ce vide qui fait si mal.


# Posté le dimanche 14 juin 2009 09:12

pour oublier qu'on a perdu sa place dans le fond du c½ur de quelqu'un.

pour oublier qu'on a perdu sa place dans le fond du c½ur de quelqu'un.
# Posté le dimanche 14 juin 2009 07:02

soit il est parti avec tout ce qui, en moi, était à lui. soit c'est moi qui ai tout jeté, une enveloppe vide, je suis devenue une enveloppe vide. dans les deux cas, il ne reste rien.

soit il est parti avec tout ce qui, en moi, était à lui. soit c'est moi qui ai tout jeté, une enveloppe vide, je suis devenue une enveloppe vide. dans les deux cas, il ne reste rien.
beaucoup d'années ont passé. elles n'ont pas compté. c'est en tout cas le sentiment qu'elles m'ont laissé. j'étais certain que plus rien ne pouvais maintenant m'arriver. du moins : plus rien qui puisse m'atteindre dans le secret de mon coeur. je vivais. je laissais les jours se remplir et se vider de la même matière morne et sans durable importance. de minuscules vanités, quelques plaisirs pour rien m'occupaient le corps et puis l'esprit. merveilleuse et puis misérable, une magnifique mélancolie s'était étendue sur le monde. [...] mon existence ne différait de celle des autres que sur un seul point : elle était sans avenir. je flottais dans la formidable nonchalance d'un perpétuel présent. le futur me faisait défaut. tout projet m'était impossible. la reconduction à l'identique des jours, des semaines, des années me laissait immobile au sein du grand mouvement du temps qui poussait tous les autres vers l'avant. philippe forest.

# Posté le dimanche 19 avril 2009 08:10

voilà. j'ai été une parenthèse, un divertissement, une diversion dans le meilleur des cas. inutile de se creuser la tête davantage. mais de n'avoir été que cela, et de le savoir, ne rend pas la douleur moins vive, hélas. on peut l'énoncer autrement : je rêvais d'un amoureux, tu consentais seulement à être un amant.

voilà. j'ai été une parenthèse, un divertissement, une diversion dans le meilleur des cas. inutile de se creuser la tête davantage. mais de n'avoir été que cela, et de le savoir, ne rend pas la douleur moins vive, hélas. on peut l'énoncer autrement : je rêvais d'un amoureux, tu consentais seulement à être un amant.

C'était marrant, avant, de discuter avec toi. C'était marrant quand j'aimais tout de toi, toi en bloc, tes faiblesses, tes défauts, je les aimais aussi tes défauts, et j'aimais quand on discutait, j'aimais avoir tort contre toi, et raison avec toi, et t'embrasser, et te couper la parole pour lancer oh là là tu as la peau douce, et jouer au bébé, et jouer à l'adulte, et mettre un doigt dans ta bouche pendant que tu parlais pour t'énerver un peu, toucher tes dents, te retrousser le nez, te malmener, je t'appartenais, tu m'appartenais, tu le sais bien qu'on était comme ça. Là, j'ai plus envie. Je n'ai même pas de peine. Je voudrais bien, mais je ne peux pas, je te trouve trop assommant, et puis je suis devenue un bloc d'égoïsme maintenant, rien ne se glisse entre moi et moi, ni la tristesse ni le malheur, je ne laisse entrer que le plaisir, oui, j'ai cette capacité-là, moi, de filtrer ce qui m'arrive, de choisir, j'ai choisi de ne pas être triste, ou quelque chose en moi a choisi pour moi, je ne sais pas, je n'ai pas envie de savoir, ça ne m'intéresse pas.
justine lévy.

# Posté le samedi 18 avril 2009 15:49

" sans toi peu m'importe. toute la fureur de nos douze années ensemble s'efface. et je prend conscience que je t'aime plus que moi-même. et bien que tu ne m'aimes peut-être pas autant, tu m'aimes un peu non ? si ce n'est pas vrai, je vivrais toujours dans l'espoir que ça le devienne." film Frida.

" sans toi peu m'importe. toute la fureur de nos douze années ensemble s'efface. et je prend conscience que je t'aime plus que moi-même. et bien que tu ne m'aimes peut-être pas autant, tu m'aimes un peu non ? si ce n'est pas vrai, je vivrais toujours dans l'espoir que ça le devienne." film Frida.

Et en même temps je n'ai pas été tellement étonnée non plus le jour où il m'a rappelée. Je sortais avec un de ces gaçons que je ne choisissais pas, il ne me déplaisait pas mais ne me plaisait pas non plus, enfin ça dépendait [...] Quand il était gentil, et il l'était souvent, je lui disais je t'aime bien mais je ne t'aime pas, pas la peine d'espérer, rien à tirer de moi, même si un jour je guéris ce n'est pas toi que j'aimerai. Il répondait, avec des larmes au coin des yeux, des petites larmes que je lui enviais et qui me dégoûtaient, il répondait c'est pas grave, moi je t'aime, c'est important d'être aimée, c'est un cadeau que je te fais, je ne veux rien en échange. Je ne discutais pas, il avait peut-être raison, mais je m'en fichais. Parfois je songeais à le quitter, mais pour quoi faire ? Pour quelqu'un d'autre avec qui ce serait pareil ? J'aurais pu, au lieu de lui, tomber sur un salaud. Est-ce que c'est pas mieux que rien un salaud ? Justine Lévy.

# Posté le lundi 13 avril 2009 14:01

ne pas avoir la nostalgie comme unique contenu.

ne pas avoir la nostalgie comme unique contenu.
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Je pense à lui tout le temps, je n'ai même pas besoin de penser à lui pour penser à lui, il est tout les temps avec moi comme un poids, un remords, une présence douce, un grand désespoir.

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# Posté le mercredi 08 avril 2009 14:44
Modifié le jeudi 09 avril 2009 07:13

t'as pas le droit, à l'heure où j'en bave, d'être autre chose qu'une épave.

t'as pas le droit, à l'heure où j'en bave, d'être autre chose qu'une épave.
# Posté le jeudi 02 avril 2009 14:21
Modifié le vendredi 03 avril 2009 14:52

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-- j'ai des doutes sur l'heure
-- à laquelle tu viens de rentrer.
-- la certitude de t'avoir
-- si fort désiré.


# Posté le dimanche 15 mars 2009 09:21

bref.

bref.
Ca m'a beaucoup appris. c'était sympa. d'être aussi triste quand j'attendais que tu reviennes. C'était très reussi. et ça m'apprendras à avoir autant de peine. C'était très chouette tant de regrets pour mon petit coeur débile qui comprennait kedal. Pour être honnete j'étais parfaite dans le style transi qui vit ça pas du tout mal. Quand j'allais me noyer dans les lames de fonds d'une mer déchirée par la tempête. Quand j'allais me pendre au plafond, dans la toile que l'araignée à tissé dans ma tête. bref. c'était super. ça m'a bien plu quand t'es venu me dire "je m'en vais" et d'oublier d'être fière. J'ai pas fais de manière, t'as vu. contre les vents mauvais, fallait pas manquer d'air. C'était pas drole mais t'as fais ça trop bien parce qu'on m'a dit que j'étais à la hauteur dans le rôle de l'ombre de ton chien qui pissait comme je pleure. bref. ça m'a beaucoup appris. c'était sympa. d'être aussi triste quand j'attendais que tu reviennes. C'était très reussi. et ça m'apprendras à avoir autant de peine. C'était bien fait tant de vagues à l'ame. tout ce chagrin, c'était vraiment précieux. pour souffler sur le feu et attiser mes larmes au brasier de tes yeux. bref. c'était super. ça m'a bien plu.
# Posté le dimanche 18 janvier 2009 14:45