Voilà. A l'automne qui a suivi ton départ, je n'ai plus pu me convaincre. C'est comme si d'un coup, j'avais été fatiguée de me mentir et aussi de me croire par moments. Croire que tu allais réapparaître, croire qu'il fallait attendre pour comprendre. Croire que le temps contenait des ingrédients mystérieux qui entoureraient les douleurs. Croire qu'il y avait une fin, comme un cercle avec explications comprises à l'intérieur.
[...]
Après tout, tu as bien décidé de t'évader de nous deux. Tu as pris une décision pour ta vie que je croyais être devenue un peu la mienne, puisqu'on y vivait tout les deux. (Lola Lafon)



