bref.

bref.
Ca m'a beaucoup appris. c'était sympa. d'être aussi triste quand j'attendais que tu reviennes. C'était très reussi. et ça m'apprendras à avoir autant de peine. C'était très chouette tant de regrets pour mon petit coeur débile qui comprennait kedal. Pour être honnete j'étais parfaite dans le style transi qui vit ça pas du tout mal. Quand j'allais me noyer dans les lames de fonds d'une mer déchirée par la tempête. Quand j'allais me pendre au plafond, dans la toile que l'araignée à tissé dans ma tête. bref. c'était super. ça m'a bien plu quand t'es venu me dire "je m'en vais" et d'oublier d'être fière. J'ai pas fais de manière, t'as vu. contre les vents mauvais, fallait pas manquer d'air. C'était pas drole mais t'as fais ça trop bien parce qu'on m'a dit que j'étais à la hauteur dans le rôle de l'ombre de ton chien qui pissait comme je pleure. bref. ça m'a beaucoup appris. c'était sympa. d'être aussi triste quand j'attendais que tu reviennes. C'était très reussi. et ça m'apprendras à avoir autant de peine. C'était bien fait tant de vagues à l'ame. tout ce chagrin, c'était vraiment précieux. pour souffler sur le feu et attiser mes larmes au brasier de tes yeux. bref. c'était super. ça m'a bien plu.

# Posté le dimanche 18 janvier 2009 14:45

ce soir, je me couche avec l'envie de fouiller les souvenirs et les rêves dans la poubelle à passion.

ce soir, je me couche avec l'envie de fouiller les souvenirs et les rêves dans la poubelle à passion.

Alors j'avais peur et mal. Mais c'était rien à côté du vide qui m'a explosé silencieusement à la gueule avec ton petit "c'est fini". J'avais peur que tu partes. Et maintenant que tu es partie, j'ai encore plus peur. Je garde mon coeur planté dans le ventre et dans la gorge. Je ne veux pas que tu entendes. C'est effroyable le bruit d'un coeur qui se casse. Je suis dévissé. Comme un alpiniste à qui on vient d'enlever la paroi de montagne à laquelle il est accroché. Même si on s'y prépare, c'est toujours un coup sec, le moment précis où ça lâche. "C'est fini". Les ongles plantés dans la glace, je peux souffrir et penser crever de froid. Mais on est toujours dans la vie, l'espoir soulève encore. Quand la montagne se dérobe et que ça y est, on part à la renverse sans pouvoir se rattraper à rien, c'est le temps des choses qui s'éteignent. On se perd tout de suite. La nuit surgit en plein jour, en pleine gueule, et rien ne sera plus jamais comme avant.

# Posté le dimanche 11 janvier 2009 12:08

je voudrais remonter le temps pour déposer mon tacot de coeur au sommet de tes bras.

je voudrais remonter le temps pour déposer mon tacot de coeur au sommet de tes bras.


Tout ce qui avait pris tant de sens pour moi s'évanouit. L'envie de fonder une famille et de faire attention à mon horloge pour tenir le plus longtemps possible, mes rêves d'adultes tout neuf fondent comme des flocons dans un feu. Quelle connerie rose, l'amour ! Madeleine m'avait pourtant prévenu, mais j'ai voulu n'en faire qu'à mon coeur. Je me traîne de plus en plus lentement. Le grand incendie fait rage dans ma poitrine, mais je suis comme anesthésié. Un avion peut bien me passer au travers de la tête, maintenant cela ne change plus grand-chose. J'aimerais vois apparaître la grande colline d'Edimbourg. Ô Madeleine, si seulement ! Je foncerais droit dans mon lit. Il doit rester quelques rêves d'enfant cachés sous l'oreiller, je tenterais de ne pas les écraser avec ma tête de soucis d'adulte. J'essaierais de m'endormir en pensant que je ne me réveillerai jamais. Cette idée me serait étrangement rassurante. Le lendemain matin, j'émergerais péniblement, sonné comme un boxeur raté.
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il faut faire machine arrière.
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la mecanique du coeur, de Mathias Malzieu

# Posté le vendredi 02 janvier 2009 11:29

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 11:44

J'avais cru qu'il suffisait de t'aimer pour te garder à jamais. Maintenant, c'est moi qui te quitte en renonçant à l'espoir de ton retour. Je suis libéré. Je peux naître encore.

J'avais cru qu'il suffisait de t'aimer pour te garder à jamais. Maintenant, c'est moi qui te quitte en renonçant à l'espoir de ton retour. Je suis libéré. Je peux naître encore.


--Elle tient pas droit, la maigrelette,
--On la touche du doigt
--Elle pète
--Elle s'envolera un jour de tempête

--La maigrelette,
--elle a un c½ur plus gros qu'elle
--Que personne n'accepte
--de porter sous son aile
--La maigrichonne jamais ne se console
--De trop aimer

--"Elle tient pas droit" disaient les gens
--On la touche du doigt
--Elle se fend
--Elle s'envolera un jour de tempête
--Un jour de grand vent

# Posté le dimanche 28 décembre 2008 10:39

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je me laisse aller à des espoirs insensés. une folie, n'est-ce pas !
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# Posté le samedi 13 décembre 2008 13:57

elle a peur de se souvenir. elle préfère ne pas.

elle a peur de se souvenir. elle préfère ne pas.
Tu as eu cette phrase sidérante. Tu as osé dire que je l'avais oublié. Tu as prononcé une toute petite phrase. Tu m'as accusé de vivre comme si de rien n'était. C'était un reproche. C'était le pire des reproches que tu pouvais me faire. J'ai compris que personne, pas même toi, papa, ne pouvais savoir comment je me débrouillais avec l'absence. Je pensais que tu savais, que nous pouvions nous dispenser des mots. C'est vrai, je t'en demande peut-être beaucoup. Je voudrais que tu devines. Et je brouille toutes les pistes. Ce n'est plus marqué sur mon front. Je ne parles plus de lui. Je ne me plains jamais. J'ai même parfois l'air gai, je te l'accorde. Je joue le jeu. Je sais que le temps réglementaire est écoulé. Ce sont des signes que l'on peçoit, émis par vous tous en toute innocence. Je ne veux pas contrarier le cours immuable des choses. Pour une angine, c'est huit jours, dix pour une grippe et deux années grosso modo pour la perte de l'homme aimé. Sinon c'est l'anarchie. Donc, en bonne républicaine, je donne à voir un autre visage. Je propose une version rassurante de moi-même, qui chasse le modèle précédent, étriqué, délavé, dévasté. Je ne serai plus un souci, une source potentielle d'ennuis. Je te ficherai la paix, papa, n'aie plus peur de moi. Mais ce nouveau visage ne convient pas. Ne te convient pas, semble-t-il. On pourrait croire, comme tu me l'as dit, que j'ai tracé un trait sur mon histoire. Tu m'accuses d'avoir oublié, et donc d'avoir trahi. Rien ne convient, je le sais. Ni demeurer dans la mélancolie, ni tracer une voie nouvelle. Je dois inventer une place qui n'existe pas, celle du mort. Je dois le garder tout contre moi sans qu'il se voie. Ni trop présent ni trop absent. Je dois faire un tour de force, résoudre un problème sans solution. Je dois continuer de dissimuler, doser, déformer. J'ai des doigts de fée. J'ai tous les pouvoirs. Je peux te laminer, papa. Brouiller ton ciel. Je peux au contraire te rassurer, faire démonstration de la force de vie qui reprend. N'est-ce pas fabuleux, cette étonnante puissance vitale ? Je peux te faire croire ce que tu veux croire. Tu n'es pas mesquin, tu dis que tu préfères me voir guillerette plutôt qu'effondrée dans ma chambre. Et de guérison, chacun, et toi le premier, répète qu'il n'en existe pas. Alors je peux le dire ici, puisque tu m'y obliges, je peux le dire que je me fiche de tout désormais. Si c'est ce que tu veux entendre, pourquoi te ménager, pourquoi faire tout ce cinéma ? Supporterais-tu de me voir arriver chez toi en traînant les pieds, sans projet, sans sujet de conversation, sans sourire ? Bien sûr que non, tu ne supporterais pas, tu me dirais ma fille, il faut réagir, il faut te ressaisir, regarder le monde autour de toi. Tu me secouerais. Et tu aurais raison. Je me suis secouée toute seule. J'ai voulu assurer, encore une fois, être celle qui réussit tout. J'ai eu peur d'être consolée. [...] Je ne savais pas qu'on pouvait vivre, travailler, plaisanter et être malade de douleur. J'ignorais qu'on pouvait à la fois être détruit et concentré sur son travail, effondré et souriant, triste et disponible, nostalgique et amoureux. Et toi non plus, je pense que tu n'en as pas idée. C'est facile de jeter cette phrase, de dire que je l'ai oublié. C'est facile de se contenter de ce que l'on voit. Il continue de bouger, papa, comme un coeur qui bat. Il est là, imprévisible, mais toujours en mouvement. Docile ou fulgurant. Assoupi ou insolent. Il m'habite désormais, sans me faire sombrer. [ L'amour est très surestimé - Brigitte Giraud ]

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 09:17

qui se bat pour guérir de ses bleus.

qui se bat pour guérir de ses bleus.


---il n'y a rien à dire,
---et je me fous du temps qui passe
---du temps qui presse
---je me fous du vent
---qui vient qui va
---qui finit ou pas
---je me fous de tes histoires de cinglés
---je me fous qu'il pleuve par le toit
---je me fous du malheur, du bonheur, de la joie
---et de tout qui s'en va
---je me fous des chansons tristes
---je me fous de la vie qui glisse
---je me fous du karma des étoiles
---du soleil déglingué et des jours sans lendemains
---je me fous du chagrin
---je me fous du chagrin
---je n'avais besoin de personne
---et personne n'avait besoin de moi
---et j'ai abusé du temps
---et à présent voilà qu'il abuse de moi

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because it is almost too late.

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 14:00

te dire que je t'aime. te le balancer quand-même.

te dire que je t'aime. te le balancer quand-même.


---J'étais bien pour un temps,
---Souriant de nouveau.
---Puis, je t'ai vu hier soir
---Ta main et le son de ta voix
---M'ont touché.
---Et j'ai bien parlé de toi
---Sans savoir que je pleurais
---Pour ton amour.
---Après tes adieux, la douleur m'a envahie.
---Seule et pleurant,
---Pleurant.
---Ce n'est pas facile à comprendre
---Que la prochaine fois que je te verrais
---Je continuerai à pleurer.
---Moi qui pensais que je t'avais oublié
---Mais c'est vrai c'est la vérité
---Que je t'aime encore plus,
---Beaucoup plus qu'hier.
---Dis moi, toi, ce que je peux faire
---Déjà que tu ne m'aime pas
---Et je pleurerai toujours pour ton amour
---Ton amour est parti
---Tout mon coeur
---Et je reste en pleurant
---Pleurant
---Pour ton amour.

# Posté le lundi 03 novembre 2008 06:26

Modifié le lundi 03 novembre 2008 06:42

comme avant que ton sourire ne me touche.

comme avant que ton sourire ne me touche.

-------et aujourd'hui tu vois, on est arrivés là et je ne vois plus rien, je n'entend plus ta voix,
-------je ne sens plus tes bras, plus rien qui me retient, et je chantes ces mots là, ces mots là
-------et puis je me souviens, je me souviens de tout, presque tout, et je hurle comme un fou.
-------

# Posté le dimanche 02 novembre 2008 13:11