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Je n'ai pas pu dormir cette nuit-là.
Je regardai le plafond en ouvrant grand mes yeux.
Je voulais les garder bien secs. Ne pas pleurer.
Je savais que si je commencais, je ne pourrais plus m'arrêter.
Ne pas ouvrir les vannes. Surtout pas.

# Posté le vendredi 29 juin 2007 11:47

Modifié le jeudi 12 juin 2008 13:05


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Emotions : néant

# Posté le vendredi 29 juin 2007 11:03

Modifié le mardi 03 juillet 2007 08:15


Pleurer. Pleurer. Pleurer.

Elle se brise, elle se laisse déborder.
Elle pleure parce que, enfin, elle l'a rappelé.
Plusieurs fois, ça lui est arrivé de composer les dix chiffres qui la séparaient de lui,
d'entendre sa voix et de raccrocher précipitamment.
Elle pleure parce que son coeur s'est remis à battre aujourd'hui
alors qu'elle n'y croyait plus depuis longtemps.
Elle pleure pour tellement de raisons qu'elle n'a pas envie d'y penser.
C'est toute sa vie qui lui revient dans la figure.
Alors pour se protéger un peu,
elle se dit qu'elle pleure pour le plaisir de pleurer et c'est tout.

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[ je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Anna Gavalda ]

# Posté le vendredi 29 juin 2007 10:56

Modifié le mardi 07 août 2007 14:31


Elle sait parfaitement qu'elle n'a jamais aimé que lui
et qu'elle n'a jamais été aimé que par lui.
Qu'il a été son seul amour et que rien ne pourra changer tout ça.
Qu'il l'a laissé tomber comme un truc encombrant et inutile.
Qu'il ne lui a jamais tendu la main ou écrit un petit mot pour lui dire de se relever.
Pour lui avouer qu'il n'était pas si bien que ça...
Qu'il se trompait...
Qu'il avait fait l'erreur de sa vie et qu'il l'avait regretté en secret.
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[ je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Anna Gavalda ]

# Posté le jeudi 28 juin 2007 14:31

Modifié le mardi 07 août 2007 14:31


Je passais tous les jours devant un panneau
qui indiquait le nom de sa ville
avec le nombre de kilomètres.
Souvent, je jetais un coup d'oeil à ce panneau.
Je ne l'ai jamais suivie.
J'y ai pensé mais l'idée même d'y aller
c'etait comme de cracher sur tout le reste.
Pourtant j'y jetais un coup d'oeil, c'est vrai...

Mais il y avait toujours d'autres raisons,
d'autres pretextes.
Toujours.

Combien de fois me suis-je retourné dans la rue,
le coeur en vrille parce que j'avais cru apercevoir
un bout de silhouette qui...ou une voix que... ?
Combien de fois ?

Je croyais que je n'y pensais plus
mais il me suffisait d'être un moment seule
dans un endroit à peu près calme pour le laisser venir.

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[ je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Anna Gavalda ]

# Posté le jeudi 28 juin 2007 11:10

Modifié le mardi 07 août 2007 14:32



Pendant des mois, je me suis cogné partout.
Je ne faisais attention à rien et je me suis cogné partout.
plus j'avais mal, plus je me cognais.

J'ai été une fille délabrée admirable :
tous ces jours vides où j'ai continué de rire
alors que le moindre mot aurait suffit à me briser net.

Mais je me trompe.
Ce n'était pas du courage, c'était de la connerie :
parce que je croyais qu'il reviendrait. J'y croyais vraiment.
Je n'avais rien vu venir et mon coeur s'était complétement déglingué.
Je n'arrivais pas à me résoudre
et je me cognais dans tout et n'importe quoi.


Puis..un signe de lui.

Je n'ai pas pu m'emdormir cette nuit-là.
J'ai pensé à plein de choses.
C'est comme ça que je pourrais expliquer mon insomnie,
sauf que ma lampe éclaire mal et que j'y vois rien et que,
comme au temps des gros chagrins, je me cogne partout.
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[ je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, Anna Gavalda ]

# Posté le mercredi 27 juin 2007 16:31

Modifié le jeudi 12 juin 2008 13:01


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Y'A PAS QUE L'ERREUR QUI BLESSE, IL Y A LE MAL DE L'ABSENCE QUI RESTE
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# Posté le mercredi 27 juin 2007 15:34

Modifié le samedi 22 septembre 2007 13:11