peut-être ne veut-elle pas que semble imaginaire cet homme dont la blessure ne l'est pas.

peut-être ne veut-elle pas que semble imaginaire cet homme dont la blessure ne l'est pas.

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------ un visage qu' il allait me falloir oublier, pensais-je,
------ comme tout le reste, comme on oublie qu'on respire
------ ou qu'on a le ciel au-dessus de la tête.

# Posté le samedi 09 août 2008 15:39

lorsqu'elle regardait l'horizon vide de la mer, elle croyait y voir parfois toute son histoire.cet arrachement qui l'avait jeté si loin, meurtri et comme assommé. ce n'était pas une vision nette, des souvenirs où elle se plaisait et s'attendrissait, mais la sourde rumination d'un passé obscurci, qui revenait de lui même à certains faits restés debout et précis dans l'écroulement du reste.

lorsqu'elle regardait l'horizon vide de la mer, elle croyait y voir parfois toute son histoire.cet arrachement qui l'avait jeté si loin, meurtri et comme assommé. ce n'était pas une vision nette, des souvenirs où elle se plaisait et s'attendrissait, mais la sourde rumination d'un passé obscurci, qui revenait de lui même à certains faits restés debout et précis dans l'écroulement du reste.
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-----loin des yeux,
-----loin de mon c½ur.
-----mais moins j'te vois et plus j'pense à toi.

-----mais on sait tous qu'on y peut rien.


-----moi ça m'fait rien__
-----plus rien du tout __

# Posté le vendredi 08 août 2008 06:56

j'ai dans la tête l'image de toi gravé mille fois qui fait sursauter mon coeur de joie.

j’ai dans la tête l’image de toi gravé mille fois qui fait sursauter mon coeur de joie.


les gestes sont les mêmes. et les mots, me disais-je. les mots d'amour sont les mêmes, avec ou sans l'amour. car je l'entendais répéter à une autre les paroles qu'il m'avait dites peu avant, les mêmes : " je pense à toi tout le temps, tu sais, je penserai à toi cette nuit dans mes rêves." Voilà la nouvelle mode,ironisais-je malgré moi, transie de froid : la pensée amoureuse. c'est fini " je t'aime ", ça n'a plus cours, bientôt c'est une phrase qui va disparaître, ou qui survivra mais datée, avec son petit côté désuet dont on pourra jouer, et qu'on pourra relancer périodiquement, remettre au gout du jour, un peu comme " épatant " ou " ça boume ". ce que j'ai pu détester ce verbe, au début : penser, lâche substitut d'aimer, partout je n'entendais plus que lui. je me souvenais que, le premier soir, il avait dit : je t'aime, plusieurs fois, je t'aime, la première fois et plus jamais ensuite : je pense à toi, j'ai pensé à toi, je penserai à toi. il est vrai que c'est plus simple à conjuguer sans drame à tous les temps, tandis qu'aimer, à part le présent... Quel désastre, ce mot, au début, une vraie torpille, un de ces mots fourre-tout pour ne rien dire qui vaille : je pense à toi, comme au bas des cartes postales, je detestais, est-ce qu'on pense à moi comme on pense à acheter du pain ? mais aussi, après tout, est-ce qu'on m'aime comme on aime les fraises ? Alors, au fil des mois, j'ai accepté cette pensée de lui à moi, ce pansement qu'il mettait sur l'absence, ce soin qu'il prenait ainsi de moi, même de loin, après tout c'était peut-être ça, l'amour : avoir toujours en soi le soin de l'autre ? c'était peut-être mieux, au fond, penser au lieu d'aimer, plus juste : ne jamais employer de mots "plus grands que les choses".

[ L'Amour, roman de Camille Laurens ]

# Posté le mardi 05 août 2008 08:39

Modifié le mardi 05 août 2008 14:05

ça fait peine. tout fait peine. la voix et le regard sont éteints ? mais c'est tout votre corps qui l'est, éteint !

ça fait peine. tout fait peine. la voix et le regard sont éteints ? mais c'est tout votre corps qui l'est, éteint !

il y a de plus en plus, au coin de ses lèvres, aux commissures, deux traits divergents, deux petites barres de tristesse qui descendent vers le menton. je ne suis même pas capable d'une larme. si seulement je pleurais, si tout cela éclatait en un immense et consolant sanglot, ça fait du bien, parfois, les larmes. mais rien ne sort, rien ne vient adoucir la douleur. tristesse et isolement ne sont pas sujets de larmes. c'est une tristesse sèche, un isolement aride, un chagrin stérile. mais ça n'ira pas. elle a menti. elle n'a fait aucun effort. ca n'est pas qu'elle ne veuille pas. elle voudrait bien. mais elle ne peut pas. elle s'enfonce.

# Posté le mardi 29 juillet 2008 13:05

l'impossible espoir que, lorsque je me réveillerai, ça ira mieux. mais, bien sûr, ça n'ira pas mieux. ça ira même un peu plus mal. ça va tout le temps, un peu plus mal. et puis, ça va très mal. et puis le mot "mal" lui-même n'a plus de sens. il faudrait trouver un autre mot.

l'impossible espoir que, lorsque je me réveillerai, ça ira mieux. mais, bien sûr, ça n'ira pas mieux. ça ira même un peu plus mal. ça va tout le temps, un peu plus mal. et puis, ça va très mal. et puis le mot "mal" lui-même n'a plus de sens. il faudrait trouver un autre mot.

----- - qu'est-ce que t'as ?

----- - je ne sais pas ce que j'ai, mais ca va pas.

je ne parviens pas à en dire plus. en temps normal, je devrais pouvoir définir précisément ce qui ne va pas. mais le "temps" n'est plus "normal". dans l'instant, les mots me font défaut, ou la force de les dire. c'est peut-être ca : je me sens trop fatigué pour dire ce qui m'arrive. lassitude, épuisement, tout est lourd, difficile, insupportable. seul projet, seul objectif : chercher le sommeil et s'y réfugier. ah ! pouvoir dormir, pouvoir plonger dans l'oubli de moi, mon corps, mes jours de la vie. et espérer que le sommeil m'aidera et me réparera, que j'en ressortirai meilleure, plus en forme. vite, vite du sommeil ! et ce n'est pas seulement à l'approche de la nuit que j'appelle et recherche le sommeil. c'est le jour, en milieu de matinée ou en milieu d'après-midi, c'est tout le temps. m'allonger, fermer les yeux, clore ces paupières lourdes et poussiéreuses, appesanties par une sorte de sable et de poudre sèche, tomber, sombrer, m'endormir enfin, quelle délivrance ! voici le silence, le vide, le repos. ca va m'aider, ca ira tellement mieux quand j'aurai dormi. le sommeil aura été trop court. tu te réveilles en sursaut. tu n'as rien réparé, rien reconstruit, tu es plus fragile encore qu'une heure auparavant. et maintenant, le restant de la journée est devant toi, c'est à dire le restant de la souffrance, un espace de douleur et de vide, de peur.

[ Philippe Labro, Tomber sept fois, se relever huit.]

# Posté le mardi 29 juillet 2008 12:50

moi quand mon coeur déborde, je cache mes yeux dans mon pull.

moi quand mon coeur déborde, je cache mes yeux dans mon pull.


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-----j'ai relu tes lettres
-----j'ai été sans paraître, je le jure
-----j'y crois encore peut-être
-----mais puisque rien ne dure
-----on est loin
-----on est loin de tout
-----loin de nous


# Posté le samedi 26 juillet 2008 12:24

je laisse mon coeur imploser.

je laisse mon coeur imploser.


---- mes pas sur les dalles
---- suivent tes pas

---- je n'ai que dalle,

---- je n'ai que dalle
---- si tu n'es pas là.

# Posté le samedi 26 juillet 2008 11:47

Modifié le samedi 26 juillet 2008 12:18



+++je n'oublie pas
+++ton rire, tes silences
+++je n'oublie pas nos après-minuit d'automne,
+++le quai de la gare,
+++tout passe même le passé
+++même nous, je sais.

# Posté le mardi 08 juillet 2008 10:21

si je m' éloigne de toi. pourrais-je rire encore ?

si je m' éloigne de toi. pourrais-je rire encore ?


+++ ça me déchire en morceaux

+++ je ne sais pas pourquoi

+++ sans ton amour

+++ ça me déchire en morceaux,

+++ ça me détruis à l'intérieur.

# Posté le jeudi 03 juillet 2008 16:08