pleurer c'est se vider de toute sa douleur, de son pus. oui, c'est un furoncle douloureux, ce mal d'amour. la douleur n'est pas excitante, elle est laide parce qu'elle fait les idées pas belles. tout cela est sale, douloureux. pleurer, c'est s'en décharger. si vous pleurez plus qu'au début de la séparation, c'est que vous vous sentez plus forts pour le faire. vous savez que vous pouvez craquer sans vous écrouler. ce n'est pas que votre état empire mais que vous êtes en plein processus de guérison affective avec des moments où la cicatrisation fait plus mal parce qu'elle s'attaque aux endroits les plus sensibles : le manque physique, le "jamais plus" des bons moments, l'image de soi, la jalousie, etc. il y a des moments où l'on ne peut pas se permettre l'effondrement. alors, on tient le coup pour s'écrouler quand tout le monde est parti. mais au fait, si on a pu être forts pendant ces deux heures de solidité obligatoire, n'est-il pas possible de rester debout un peu plus chaque jour ?
ceux qui désertent notre vie nous laissent "amputés". forcement, ils habitaient nos pensées, notre quotidien. ils laissent un vide palpable. là où ils étaient, ils ne sont plus. on se sent accompagné par... le vide. tout parle et rien ne repond. nous sommes sans cesse confrontés au manque, au silence, à l'absence.
"comment guérir du mal d'amour", de Patricia Delahaie
gracias mi amigo =)